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Le SCEAM est né de la volonté des jeunes évêques africains lors du Concile Vatican II (1962-1965) de parler d’une seule voix.
Il est né
de la résolution qu’ils ont prise ensuite de bâtir une structure
continentale et d’apporter une vision africaine à l’Eglise. Ils ont
ainsi enjambé leurs différences linguistiques, historiques et
culturelles.
Ayant vu la
solidité du projet, la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples
invita les Présidents des Conférences épiscopales régionales en
consultation, c’était en 1968.
Un an plus
tard, la toute première visite d’un pape en Afrique noire offrit une
occasion bénie pour lancer le Symposium des Conférences Episcopales
d’Afrique et Madagascar qui subsiste jusqu’à ce jour. En effet, ce fut
dans cette dynamique de rassemblement épiscopal panafricain que fut
accueilli sa Sainteté le Pape Paul VI, qui venait à Kampala (Ouganda),
visiter l’Eglise du Christ qui est en Afrique.
Une fois de plus, le sang des martyrs démontra sa fertilité.
En optant
pour mot de symposium plutôt que celui de conférence, les Pères
fondateurs du SCEAM avaient voulu mettre l’accent sur leur désir de
communion et de fraternité. Lors de son allocution d’ouverture, Paul
Cardinal ZOUNGRANA (+2000), va expliciter cette option en se servant de
la figure de la table eucharistique, un lieu commensal, qui réunit la
communauté des frères.
Cette
intuition contenait déjà dans ses entrailles la notion d’Eglise-famille
de Dieu qui sera déclarée en 1995 « expression particulièrement
appropriée de la nature de l’Eglise pour l’Afrique, » (Ecclesia in
Africa, n. 63).
Dans leurs
réponses au questionnaire sur la restructuration du SCEAM (thème de
l’assemblée plénière de 2003), les conférences épiscopales ont
unanimement exprimé leur désir de voir le symposium présider à la
charité dans le continent.
A en juger
par ces réponses, le nom de symposium pourrait (voire devrait) changer
un jour, cependant, le besoin d’une structure continentale, fortement
ressentie, demeurera. |